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Mobilité : comment la France prépare son virage électrique

Publié le 07 mars 2019

C’est lors du gala donné en l’honneur du centenaire de l'Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA), qu’Emmanuel Macron a présenté les grandes lignes du plan du gouvernement qui doit permettre à la France de développer sa mobilité électrique et devenir un acteur qui compte sur le marché automobile international.

Très attendu, ce nouveau plan doit permettre à la France d’accélérer la transition vers les véhicules électriques (VE) en fixant des objectifs de développement ambitieux. Le programme prévoit en effet d’atteindre un parc national d’un million de véhicules rechargeables, dont 600 000 électriques, à l’horizon 2022, contre un peu plus de 167.000  véhicules électriques et 38.000 véhicules hybrides rechargeables en circulation fin 2018.

Chaque jour, 70 % des Français se rendent à leur travail en voiture. La voiture est omniprésente dans notre société, une place qui interroge quant à son avenir dans un territoire en pleine transition énergétique.

Pollueur et énergivore, le secteur automobile doit aujourd’hui se réformer pour aller vers une mobilité plus propre, mieux pensée, et satisfaire les exigences d’un nouveau modèle, responsable et durable, une démarche jusqu’ici malmenée par de nombreux freins privant la filière des véhicules électriques d’un essor pourtant régulièrement annoncé.

La feuille de route du gouvernement propose de faire sauter ces freins en agissant sur plusieurs tableaux :

  • développer les véhicules électriques et hybrides

À la tête du deuxième plus gros parc de véhicules électriques d’Europe, juste derrière la Norvège, la France souhaite maintenir la croissance du secteur (+ 26,7 % en 2018) en multipliant l’offre commerciale des VE, avec l’arrivée de nouveaux modèles sur le marché courant 2019.

Pour soutenir leur activité, certains constructeurs annoncent également quelques investissements significatifs. Renault prévoit notamment une enveloppe d’un milliard d’euros pour financer ses sites de production situés à Flins, Cléon et Maubeuge, quand Daimler entend injecter 500 millions d’euros  sur le site de Hambach pour produire le premier VE de sa filiale Mercedes-Benz.

Le gouvernement entend également faire de la pédagogie en soignant la communication autour de la mobilité électrique afin d’encourager les particuliers à remplacer leur voiture par une solution de transport plus « vertueuse ». Ainsi, le portail d’information jechangemavoiture.gouv.fr sera prochainement lancé et proposera l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour choisir correctement son nouveau véhicule : comparateur de coûts d’usages, aides financières, localisations des bornes, émissions de CO2.

  • améliorer le réseau de recharge électrique

Parce que la démocratisation des véhicules électriques est intrinsèquement liée à la disponibilité des infrastructures de recharge électrique (IRVE), le plan fixe pour objectif d’atteindre 100.000 points de recharge accessibles au public d’ici à 2022, contre 65.000 aujourd’hui, pour satisfaire les besoins énergétiques du million de véhicules attendus cette année-là.

Mais, la recharge des véhicules s’effectuant principalement à domicile ou sur le lieu de travail, certaines dispositions devraient permettre de favoriser la multiplication des installations dédiées, comme la diminution des coûts de raccordement IRVE et le renforcement des aides financières disponibles, le pré-équipement dans tous les parkings de plus de dix places, pour les bâtiments neufs ou rénovés de manière importante, ou encore la simplification du droit à la prise en copropriété pour passer le délai d’attente de 6 à 3 mois.

  • créer une filière industrielle de batteries

Le plan prévoit de mobiliser 700 millions d’euros pour développer une industrie de production de batteries, dont 2,7 millions d’euros pour financer le projet UEX2, un démonstrateur industriel capable de traiter et valoriser tout type de batteries lithium rechargeables.

  • développer les véhicules autonomes et connectés

Jusqu’ici plutôt en retard sur le terrain de la voiture autonome, la France compte bien rattraper rapidement son écart et ambitionne même de devenir « le pays le plus en pointe en Europe » dans ce domaine. Pour y parvenir, l’accent sera mis sur l’expérimentation afin de favoriser les avancées technologiques dans ce secteur.

Plusieurs mesures ont été décidées pour favoriser ce type d’opérations, avec parmi elles, la mise en place d’un cadre permettant l’expérimentation des véhicules des plus hauts niveaux d’automatisation, l’accompagnement R&D de la filière, la création d’un observatoire national de l’acceptabilité afin de mieux appréhender les enjeux de la voiture autonome, ou encore l’amélioration de la couverture du réseau mobile le long des axes de transports.

>> Pour consulter le plan « Produire en France les voitures de demain », cliquez ici.

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