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L’Union Française de l’Électricité lève les doutes sur la mobilité électrique

Publié le 19 mars 2019

Faire sauter les idées reçues sur la possibilité de développer des transports décarbonés en France, voilà ce que l’Union Française de l’Électricité (UFE) propose dans sa dernière étude sur l’électromobilité. Nourri par le concours d’experts dans le domaine de l’électricité ou de la mobilité, ce rapport analyse ainsi la faisabilité d’un tel projet. Promotelec vous présente ce qu’il faut en retenir.

Plébiscitée comme une solution incontournable pour lutter contre le réchauffement climatique, la montée en puissance du véhicule électrique mobilise autant les efforts du côté des pouvoirs publics et des professionnels qu’elle suscite le doute auprès de certains qui interrogent la possibilité du projet et ses conséquences sur la stabilité du réseau. Une méfiance que tend aujourd’hui à faire disparaître l’UFE grâce à sa nouvelle étude consacrée à la mobilité électrique.

Réalisé à partir d’études de référence dans ce domaine mais aussi d’auditions des acteurs engagés sur le terrain de la mobilité, ce rapport propose une vision concrète et très documentée sur l’environnement qui doit permettre le déploiement des véhicules électriques en France, avec une analyse des modalités d’accomplissement qui mettent à mal les idées reçues sur le sujet.

Aucun enjeu en termes de consommation d’énergie

L’une des croyances les plus persistantes lorsque l’électrification de la mobilité est abordée est l’impact qu’elle pourrait avoir sur la consommation globale d’énergie, avec en filigrane le risque de voir le réseau dans l’incapacité de répondre aux besoins en électricité. Une inquiétude à laquelle s’attaque l’UFE qui explique, se basant sur des études RTE, qu’à l’horizon 2035, les usages de l’électricité appliqués à la mobilité ne devraient pas représenter plus de 9 % de la consommation nationale d’électricité.

« Au regard des économies engagées par ailleurs, cette consommation supplémentaire pourrait être absorbée sans nécessiter de croissance significative du parc de production d’électricité en France », indique le rapport après avoir précisé que le niveau de consommation d’un véhicule électrique est sensiblement identique à celui d’un chauffe-eau, soit environ 2,3 MWh par an. Des données qui, d’après l’UFE, ne traduisent donc rien qui pourrait mettre en difficulté le système électrique.

Les appels de puissance des véhicules électriques lors de la recharge ne représentent pas non plus une menace pour le réseau. D’après l’UFE, à partir du moment où un pilotage de la recharge adapté à ces nouveaux usages est mis en place, une gestion correctement effectuée de la demande d’énergie permettra en effet de réduire l’impact de la recharge sur le système électrique.

La recharge en question

Pour atteindre les objectifs de décarbonation des transports et de développement à grande échelle des véhicules électriques, le rapport de l’UFE insiste sur la nécessité d’accélérer le déploiement des infrastructures de recharge. Les points de recharge publics tout d’abord, doivent être planifiés afin d’être en mesure de répondre aux besoins de mobilité et prévoir les investissements nécessaires dans les réseaux électriques.

Pour arriver à anticiper ce vaste chantier, l’UFE préconise la création d’instances de concertation à l’échelle locale du déploiement des IRVE disponibles au public qui rassembleraient tous les acteurs de la mobilité afin de définir les besoins en IRVE et appréhender au mieux leur installation sur le territoire.

Quant aux points de recharge privés, le rapport appelle les décideurs à affirmer une politique plus ambitieuse, en dépassant notamment la simple obligation de pré-équipement actuellement en vigueur dans les bâtiments neufs pour aller vers une obligation d’installation de bornes de recharge.

>> Pour consulter l’étude, cliquez ici.

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