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Rénovation énergétique : « le carbone doit être pris en compte mais ne doit pas devenir une source de complexité »

Publié le 13 février 2019

La rénovation énergétique des bâtiments a été l’un des sujets qui a animé le dernier salon EnerJ-Meeting. Qu’il s’agisse de rénover le parc social ou privé, la question de l’impact carbone du bâti est plus que jamais sur la table et mobilise les professionnels.

Thématique phare de l’édition 2019 d’EnerJ-Meeting, la rénovation énergétique des bâtiments a été longuement discutée par les professionnels participants à cette journée spéciale dédiée à l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment, qui s’est tenue le 7 février au Palais Brongniart, à Paris.

Un intérêt fort de la filière justifié par une obligation d’agir sans tarder afin de satisfaire des objectifs élevés du gouvernement en matière de rénovation : 500.000 opérations de rénovation menées par an (dont 100.000 logements sociaux et 250.000 logements privés rénovés), avec une priorité donnée au traitement des passoires thermiques dans lesquelles vivent des ménages en situation de précarité énergétique.

Si pour les constructions neuves, la règlementation environnementale 2020, qui devrait instaurer un niveau minimal énergie-carbone à respecter par tous, doit servir l’atteinte du zéro carbone, les acteurs du bâtiment doivent réfléchir à l’amélioration de l’empreinte environnementale des logements déjà construits afin de coller à une évolution des pratiques et exigences à laquelle le parc existant ne pourrait rester hermétique, notamment lors de l’acte de rénovation.

Cottineau ENERJ-Meeting

« Le carbone est une chance pour dynamiser la rénovation », a expliqué Dominique Cottineau, directeur en charge des territoires chez Promotelec, lors d’une table ronde consacrée à la rénovation du parc social. « Il s’agit d’un argument moteur supplémentaire pour engager des opérations et amener le parc de logements vers davantage d’exemplarité (…) Nous ne pouvons plus accepter qu'un logement, après rénovation, émette plus de gaz à effet de serre qu'avant ». Une appréciation qui gagne aujourd’hui de la visibilité grâce à la Stratégie Nationale Bas Carbone et commence à faire son chemin dans le secteur du bâtiment.

Privilégier les bons enjeux

Pour motiver la rénovation, l’accent a longtemps été mis sur la promotion des économies d’énergie, sans avoir l’effet incitatif souhaité, en particulier sur les actions menées dans le parc privé.

Aujourd’hui, pour espérer enfin massifier la rénovation, l’accent est mis davantage sur l’amélioration du confort qu’elle peut apporter dans le logement pour convaincre les propriétaires occupants et bailleurs d’engager des travaux dans leur logement.

« L’acte de rénovation doit être positivé, et pour ce faire, il est nécessaire de privilégier les bons enjeux, comme celui du carbone, qui impacte à la fois l’avenir de notre planète et le bien-être de chacun, et le considérer de manière simple et pragmatique pour qu’il ne bride pas les projets », a indiqué Dominique Cottineau. « Il ne faut pas que cela devienne une source de complexité ».

Pour y parvenir, certains feuilles de route sont déjà tracées, à l’image du référentiel du Label Promotelec Rénovation Responsable, et permettent d’envisager des opérations bas carbone en phase avec les enjeux environnementaux actuels et futurs.

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