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Mobilité électrique : que contient la convention entre Enedis et l’AMF ?

Publié le 18 juin 2019

Enedis et l’AMF ont signé une convention publique pour affirmer leurs engagements en faveur d’une équité territoriale en matière de mobilité électrique. Avec ce partenariat, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité poursuit son action auprès des acteurs territoriaux, notamment en matière d’installation des bornes de recharge publiques de véhicules électriques. Olivier Terral, Responsable du Pôle co-construction et partenariats - Programme Mobilité Électrique chez Enedis, nous en dit plus sur les actions prévues dans le cadre de cette convention.

Comment est né ce partenariat avec l’AMF ?

En tant que gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, Enedis est en proximité quotidienne avec l’ensemble des collectivités locales. La relation que nous avons avec l’AMF est donc essentielle à notre rôle sur les territoires.

C’est dans le cadre de cette relation de proximité que nous avons proposé à l’AMF d’intégrer dans notre action commune les nouveaux enjeux de la mobilité électrique auxquels sont aujourd’hui confrontés les territoires.

Nous avons également un partenariat avec la Banque des territoires qui intervient auprès des collectivités locales via le programme « Action cœur de ville » pour accompagner près de 222 villes moyennes dans la revitalisation de leur centre-bourg. Une revitalisation qui passe notamment par le développement de la mobilité électrique.

Quelles sont les actions définies dans le cadre de la convention signée avec l’AMF ?

Accompagner l’électrification des flottes de bus

Le rôle du gestionnaire de réseau est de favoriser la mobilité électrique partout et pour tous. Cela passe par un accompagnement des collectivités locales dans l’intégration de ces nouvelles mobilités dans les infrastructures de réseau de distribution électrique.

Notre première mission consiste alors à aider les collectivités à identifier et exprimer leurs besoins en termes de puissance électrique pour mener à bien l’électrification des réseaux de bus, qui fait partie des exigences européennes imposées aux territoires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des transports urbains.

Nous accompagnons les collectivités locales dans la conception de leur cahier des charges de renouvellement de Délégation de service public, en intégrant les besoins de puissance électrique nécessaires au raccordement des infrastructures de recharge, mais aussi les délégataires, comme la RATP, pour les assister dans la mise en œuvre de ces points de recharge de bus électriques.

Développer le parc de recharge publique

Le deuxième volet de notre action vise à accompagner les collectivités locales dans la prise en compte de la recharge des véhicules électriques de leurs résidents. Aujourd’hui, il y a environ 200.000 véhicules électriques et hybrides qui circulent en France, pour 28.000 bornes de recharge publiques.

Si la France est donc plutôt bien dotée en matière de recharge publique, beaucoup de foyers français ne résident pas dans un logement individuel avec un garage pour pouvoir recharger à domicile, et ont donc besoin d’accéder à des points de recharge sur voie publique.

C’est pourquoi nous avons développé une démarche innovante avec la métropole de Saint-Étienne, qui a décidé d’un schéma directeur de déploiement de 100 bornes de recharge sur son territoire. Enedis aide la métropole à choisir les meilleures implantations de ces bornes de recharge afin d’optimiser leur localisation en respectant une logique de stationnement, mais aussi de disponibilité de la puissance du réseau afin de limiter les coûts de raccordement.

Pour optimiser ce maillage de bornes disponibles, Enedis a développé, en partenariat avec le fournisseur de recharges de véhicules électriques E-Totem, le financeur Demeter et Renault, un système de bornes à la demande, via un portail internet qui permet à ceux qui possèdent une voiture électrique de solliciter ainsi l’accès à une borne de recharge à proximité de leur domicile.

La métropole s’est engagée à affecter 25 % des bornes de recharge prévues pour répondre aux besoins de ces usagers, ce qui lui permet d’amorcer un schéma directeur de déploiement de bornes répondant réellement à la demande et aux usages.

Le troisième axe de la convention AMF repose sur la capacité d’Enedis à s’adapter aux besoins spécifiques de chaque collectivité et de chaque territoire. Enedis joue un rôle de conseil, via ses interlocuteurs responsables territoriaux, pour assister notamment les collectivités locales dans l’intégration de leur plan de mobilité.

Enfin, le travail que nous menons avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité tend à enrichir l’offre de solutions d’auto-partage disponible, et plus particulièrement dans les territoires moins denses. Ce type de services permet non seulement de promouvoir d’autres formes de mobilité durable, mais surtout de désenclaver certaines populations qui ne disposent pas de moyens de transport.

Vous l’avez dit, la France dispose de 28.000 points de recharge publique. En 2018, le gouvernement a signé le « Contrat stratégique de la filière automobile » qui table sur 100.000 bornes de recharge publiques à l’horizon 2022, avec 1 million de voitures électriques et hybrides. On parle de 45.000 points de recharge installés d’ici l’année prochaine. Pensez-vous que ces objectifs sont atteignables ?

Oui, ces objectifs me semblent accessibles dans la mesure où nous avons aujourd’hui énormément d’acteurs investis dans cette démarche. En tant que gestionnaire du réseau de distribution d'électricité, Enedis a une position centrale et nous remarquons beaucoup d’initiatives lancées par des collectivités, mais aussi provenant d’acteurs privés, comme les centres commerciaux par exemple, pour développer les infrastructures de recharge de véhicules électriques.

La directive européenne sur la réduction des émissions de CO2 des véhicules, prévue pour 2021, va également pousser les constructeurs à élargir considérablement leur offre en matière de véhicules électriques, et à promouvoir fortement la vente de ces nouveaux moyens de transport, ce qui aura un effet levier en matière de développement de la recharge électrique.

Grâce à la trajectoire d’investissements de long terme définie par Enedis, le réseau électrique sera en capacité de répondre à cette nouvelle demande et d’accueillir le développement de la mobilité électrique sur tous les territoires dans les meilleures conditions.

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