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La France, bonne élève en matière d’émissions carbone ?

Publié le 25 novembre 2019

La France est aujourd’hui l’une des grandes puissances mondiales qui émet le moins de CO2. Un statut largement favorisé par la part majoritaire du nucléaire dans le mix énergétique français et par la montée en puissance des énergies renouvelables ces dix dernières années, des atouts sur lesquels la France peut s’appuyer pour espérer viser la neutralité carbone. Promotelec fait le point sur les forces et les faiblesses du modèle français.

Une baisse des émissions de CO2 de 19 % entre 1990 et 2018

Malgré la signature de l’accord de Paris qui avait scellé en 2015 les engagements de la communauté internationale dans la lutte contre le réchauffement climatique, les émissions de dioxyde de carbone n’ont jamais été aussi élevées à l’échelle mondiale.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), 33 gigatonnes (Gt) de CO2 émanant de la production et de la combustion de pétrole, de gaz et de charbon, ont été rejetés dans l’atmosphère en 2018, en augmentation de 1,7 % par rapport à 2017, représentant un niveau d’émissions record.

Si la Chine, les États-Unis et l’Inde sont responsables de 85 % de la hausse mondiale de CO2, l’Europe se distingue avec un taux d’émissions qui a continué de diminuer (-1,3 % en 2018). Dans cette dynamique baissière, le Portugal fait figure de modèle avec repli de ses émissions de CO2 de 9 %. Et si l’Allemagne est l’État européen le plus émetteur en dioxyde de carbone, son effort pour améliorer son empreinte environnementale demeure significatif, avec une baisse de 4,5 % de ses émissions en 2018.

La France poursuit également sur une voie descendante, affichant une diminution de 3 % de ses rejets de CO2 l’année dernière. Entre 1990 et 2018, les émissions carbone du pays provoquées par la production d’énergie ont chuté, à climat constant, de 19 %, d’après la dernière étude du Commissariat général au développement durable. Un recul relevé malgré une hausse concomitante du PIB de 51 %, précise le rapport.

L’étude fait état d’un meilleur bilan carbone par habitant comparé à ceux d’autres pays développés. En France, les émissions de CO2 par habitant sont en effet inférieures de 59 % à celle du G7.

Pour expliquer les bons résultats français, l’enquête met en avant à la fois la progression de la part du nucléaire dans le mix énergétique national à compter des années 1990, au cours desquelles plusieurs réacteurs ont été activés, et de celles des énergies renouvelables dès 2005.

Le nucléaire reste aujourd’hui la première source de production et de consommation d'électricité, représentant environ 75 % de la production française. Décarbonée, l’énergie nucléaire permet ainsi à la France d’être le grand pays industrialisé le moins émetteur de CO2 avec 4,6 tonnes de CO2/hab. Quant aux énergies renouvelables, leur part a atteint 22,7 % du mix énergétique en 2018, témoignant d’un dynamisme porté principalement par les filières hydrauliques, éoliennes et solaires.

Rénover responsable pour décarboner les bâtiments

Lancée dans une transition énergétique qui vise la neutralité carbone à l’horizon 2050, la France semble donc bien engagée pour remplir cet objectif, même si les efforts doivent être globalement renforcés pour accélérer en ce sens et décarboner l’ensemble des secteurs de son économie, notamment le bâtiment qui concentre à lui seul pas moins de 30 % des émissions de CO2 annuelles nationales.

Massifier la rénovation énergétique du parc immobilier s’impose ici comme une des clés pour réussir la SNBC (Stratégie Nationale Bas-Carbone). Si le nombre de rénovations plafonne à 300.000 rénovations recensées chaque année, ces résultats devront être triplés pour espérer tenir la trajectoire imposée par le gouvernement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Mais au-delà des considérations comptables qui poussent à rénover davantage, il est nécessaire de rénover mieux. Aujourd’hui, les actes de rénovation ont une portée principalement énergétique, avec pour objectif la performance de l’isolation, pour espérer diminuer la consommation énergétique du bâtiment. L’aspect environnemental souffre encore d’un manque de considération qui mène à ce que 80 % des opérations de rénovation menées actuellement dégradent le bilan carbone des logements en question.

C’est pourquoi Promotelec défend l’idée d’une rénovation responsable, grâce à laquelle le logement rénové gagne en performance énergétique, et voit son bilan carbone être amélioré. Du choix des matériaux utilisés, au système de chauffage installé, rénover responsable s’impose aujourd’hui comme le seul moyen de parvenir à rendre le parc de bâtiments existants propre et peu énergivore.

>> Pour plus d’informations sur la rénovation responsable, cliquez ici.

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