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La Banque des territoires s’associe à Amorce pour dynamiser la transition énergétique des collectivités

Publié le 16 juillet 2019

Le 3 juillet avaient lieu à Paris les Rencontres des collectivités pour la rénovation énergétique, une première édition durant laquelle l’association Amorce et la Banque des territoires, ont levé le voile sur les actions que les deux organismes mèneront ensemble pour favoriser la transition énergétique des collectivités.

Organisée par le réseau Amorce, qui fédère des collectivités territoriales et des professionnels de l’efficacité énergétique, cette première édition des Rencontres des collectivités pour la rénovation énergétique proposait de réunir les acteurs territoriaux pour les aider à identifier les leviers qui permettront de diminuer la consommation énergétique des territoires, et plus particulièrement celle des bâtiments, exigence qui conditionne aujourd’hui la réussite d’une transition énergétique pour le moment au ralenti.

Pour favoriser cette transition vers un modèle responsable et durable, Amorce s’associe à la Banque des territoires pour mutualiser leurs compétences et proposer aux collectivités de nouveaux moyens d’atteindre les objectifs de sobriété énergétique attendus, parmi lesquels l’organisation de ces premières Rencontres.

Créé avec l’ambition d’apporter des réponses concrètes aux questions que se posent les collectivités pour accélérer cette transition énergétique, l’événement a permis d’aiguiller les actions, sur un sujet où les repères peinent bien souvent à montrer la bonne direction.

La collaboration entre les deux organismes  doit également permettre la mise en place de groupes de travail et de séminaires, ainsi que la réalisation de publications à destination des élus afin de leur donner les clés de la transition écologique, le tout dans une démarche de pédagogie nécessaire pour accompagner l’ensemble des territoires vers l’exemplarité énergétique, et plus particulièrement les territoires isolés, de faible taille, ou rencontrant certaines difficultés économiques, expliquent les deux signataires de la convention dans un communiqué.

Mieux identifier les besoins en rénovation

Ce partenariat arrive dans un contexte difficile, où l’urgence à agir sur les questions énergétiques et environnementales se fait de plus en plus pressante, favorisée par une consommation énergétique qui ne baisse pas, une diminution des passoires thermiques en-deçà des objectifs(1), et une précarité énergétique qui se maintient à un niveau critique(2).

Une situation qui traduit les faiblesses des politiques mises en place jusqu’à présent sur ces sujets, alors que le nouveau projet de loi énergie climat, adopté le 28 juin à l’Assemblée nationale,  est actuellement examiné au Sénat.

Pour Amorce, ce projet de loi va à reculons. « Nous sommes stupéfaits de voir émerger ce projet de loi énergie et climat qui semble ignorer le décrochage de nos objectifs par rapport à ceux de la loi de transition énergétique de 2015 » a déclaré Nicolas Garnier, délégué général de l'association Amorce lors d’une conférence de presse donnée durant les Rencontres des collectivités pour la rénovation énergétique.

« Nous nous attendions à une réaccélération afin que la France reste crédible par rapport à ses engagements nationaux et internationaux ; au final, le texte parle bien de rénovation énergétique, mais de manière saupoudrée ».

Parmi les préconisations formulées par l’association pour massifier la rénovation des logements, l’idée de construire une base de données dans laquelle sont identifiés des logements à rénover en priorité est actuellement expérimentée par plusieurs communes.

Ce repérage constituerait un point de départ pour maximiser le potentiel des travaux engagés et s’assurer de leurs résultats, mais aussi mieux accompagner les occupants dans ces opérations. Une enveloppe de trois millions d’euros est déjà débloquée sur ce projet. « Nous pouvons identifier 1.000 logements par commune, et jouer sur des travaux reproductibles, profitant ainsi des économies d'échelle à la dimension d'un territoire », explique Nicolas Garnier.

1) 300.000 logements sont rénovés par an, contre 500.000 opérations attendues.

2) 3,3 millions de ménages sont en situation de précarité énergétique. Source : ONPE 2019.

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