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« French mobility » : l’Ademe veut favoriser la mobilité verte dans les territoires

Publié le 03 avril 2018

En janvier dernier, l’Ademe a lancé un appel à projets à destination des collectivités pour expérimenter de nouvelles solutions de mobilité au sein des territoires faiblement peuplés. Les candidats ont jusqu’au 15 mai 2018 pour passer la première étape de sélection.

Vers une mobilité plus connectée et plus durable

Encore à ses balbutiements, la mobilité électrique ne représente aujourd’hui qu’1,2 % du marché automobile en France, selon l’Avere. Un niveau faible au regard de l’importance du facteur transports dans la réussite de la transition énergétique.

Le secteur des transports est en effet le plus gros pollueur du pays, avec près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre globales. Il concentre à lui seul 33 % de la consommation finale d’énergie, se plaçant juste après le secteur du bâtiment (45 %).

L’ensemble de ces caractéristiques font des transports l’un des moteurs de la lutte contre le dérèglement climatique. Un terrain où les évolutions attendues sont nombreuses et ont donné lieu, fin 2017, aux Assises nationales de la mobilité. Organisées par le gouvernement, ces trois mois de concertation ont permis d’étudier les pistes de transformation du secteur pour qu’il puisse répondre aux exigences environnementales actuelles et futures.

Au sortir de ces Assises, l’Ademe a lancé un nouvel Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), baptisé « French Mobility », dont l’objectif est d’encourager le développement d’initiatives innovantes sur le terrain de la mobilité dans les territoires, afin que cette dernière devienne plus connectée, plus intermodale, plus solidaire ou encore plus propre.

Quelles conditions remplir pour candidater ?

L’appel à projets s’adresse aux territoires faiblement peuplés, ne dépassant pas plus de 100 000 habitants. Pour espérer être sélectionné, la durée du projet ne doit pas dépasser 36 mois. Au-delà de ces deux conditions, le spectre des candidatures admissibles reste très large.

L’Ademe indique que les projets doivent répondre à au moins un des enjeux suivants :

  • Garantir une mobilité pour tous, dans tous les territoires, en particulier les moins denses ;
  • Accélérer le développement de la mobilité partagée ;
  • Favoriser les mobilités actives et leur déploiement pour des usages innovants ;
  • Optimiser la gestion de l’espace public pour les flux de personnes et de marchandises ;
  • Permettre une mobilité plus propre ;
  • Améliorer la logistique des derniers kilomètres ;
  • Optimiser les mobilités des entreprises ;
  • Permettre l’accessibilité à tous les publics.

Avec cet appel à projets, l’Ademe veut insuffler une certaine dynamique au sein des territoires afin de les inciter à s’emparer du sujet de la mobilité pour faire naître des expérimentations qui participeront à la transformation de nos usages en matière de transport et au développement de solutions adaptées.

Véritables leviers en matière de politique de transports urbains durables, les collectivités ont l’opportunité ici de valoriser leurs actions dans ce domaine et de bénéficier d’un accompagnement opérationnel délivré par l’Ademe, ainsi que d’un financement pouvant aller jusqu’à 100 000 euros, limité à 50 % des dépenses éligibles.

Les candidats ont jusqu’au 15 mai pour présenter par mail leur projet à l’adresse ami.tenmod@ademe.fr, première étape de sélection. L’Ademe prévoit ensuite deux dates pour la soumission des projets : le 15 juin 2018 et le 31 octobre 2018.

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